Le Cloud n’est ni sûr, ni dangereux, il est un niveau de risque accepté

Les formules marketing n’ont pas toujours l’effet escompté par leurs auteurs. Dans un pays culturellement porté sur le débat et – quoi qu’on en dise – plutôt technophile, les slogans des éditeurs, intégrateurs et autres sociétés de services en ingénierie informatique ne passent pas systématiquement comme une lettre à la poste.

Le responsable de l’offre Cloud Computing d’un cabinet de conseil bien connu a pu en faire l’expérience il y a quelques jours en lisant les commentaires acérés de certains internautes suite à son billet intitulé: « La peur du cloud computing n’est pas plus rationnelle que celle de l’avion. »

L’article en question se découpe en trois grandes phases. Dans un premier temps, une définition du Cloud – qui disons-le tout de suite n’est assurément pas la mienne – : le Cloud « désigne une informatique où l’on confie ses données sans en connaître la localisation géographique ». Dans un deuxième temps, une justification du bien-fondé du Cloud basée sur les compétences de ses acteurs, qui sont d’après l’auteur de l’article – « beaucoup plus compétents » que le lecteur « pour assurer l’intégrité » de ses données, car « ce sont des professionnels des centres de données ». Et enfin, le cœur de l’article, à savoir le parallèle avec la sûreté du transport aérien. La thèse de l’auteur est de dire que s’il y a bien régulièrement quelques ratés dans les services Cloud, ils sont hyper-médiatisés et bien plus nombreux que les services rendus aux entreprises et aux utilisateurs et dont on entend jamais parler. Si je caricature un poil ce discours, il consiste finalement à dire: « le Cloud c’est sûr, il n’y a aucune raison de ne pas y passer ».

Les trois phases de cet article sont selon moi éminemment critiquables.

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