IDéNum ou l’identité numérique devenue politique

A l’occasion du Forum International de la Cybersécurité qui s’est tenu à Lille les 28 et 29 janvier derniers, Fleur Pellerin, Ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, a annoncé la relance du projet IDéNum qui avait été initié par Nathalie Kosciusko-Morizet en 2010. Ce projet – ou « label » comme il avait été qualifié à l’époque – se voulait être un service d’authentification forte basée sur la possession d’un certificat visant à réduire les risques d’usurpation d’identité sur Internet et, pour citer Nathalie Kosciusko-Morizet, à « en finir avec les mille et un mots de passe ».

Quoique l’intention fut bonne, le projet avait été accueilli en 2010 avec un certain nombre de réserves, pas tant sur sa finalité que sur son modus operandi. Je posai moi-même à l’époque sur le site de Global Security Mag un certain nombre de questions pratiques ou techniques, questions qui me semble-t-il, restent d’actualité pour cet IDéNum ressuscité. Du reste, je n’allais pas obtenir de réponses à mes questions. En effet, le projet disparut progressivement des écrans radars pour être finalement abandonné quelques mois plus tard. Des points d’avancement, un pilote même, avaient été prévus pour le deuxième semestre 2010 alors que 58 organismes ou entreprises partenaires s’étaient associés au « label ». Mais en novembre 2010, clap de fin, Nathalie Kosciusko-Morizet passait de l’Economie Numérique à l’Ecologie, et on n’allait plus entendre parler d’IDéNum. Lire la suite